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Série TV

Lundi 12 mai 2008 1 12 /05 /Mai /2008 18:17

Si l'on annonce : Brandon, Brenda, Kelly, Donna, Dylan, Steeve, David... ? Vous répondez : Beverly Hills. Pas de fausse modestie, pratiquement tout le monde connaît le célèbre soap d’Aaron Spelling sur la jeunesse doré de Beverly. Ses voitures de sports, décapotables de préférence, ses villas, l'argent, la gloire. Et également sexe, drogue et... sexe. Pas vraiment rock 'n roll, Beverly Hills. On se souvient des couples magiques Brandon/Kelly, Brenda/Dylan, Kelly/Dylan, tiercé gagnant des plus célèbres couples estudiantins. On pourrait mentionner la prude Donna (fille du producteur, difficile de la faire passer pour une trainée) et sa chaotique relation avec David (apprenti musicien cocaïnomane à ses heures), Steeve, fils d'une ancienne star déchue et donc alcoolique. Le réalisme n'était pas la première qualité du show. A ce titre, mieux valait se tourner vers My So Called Life (Angela, 15 ans) ou même Hartley cœur à vif.

Pourquoi parler aujourd'hui de Beverly Hills ? Parce que des créateurs ont eu la merveilleuse idée de consacrer une suite, ou plutôt un spin off. Meet the Mills, voit une nouvelle famille provinciale débarquer à Beverly. Il est difficile de trouver une explication logique à cet événement. Comment argumenter sur le fait que l'on puisse émettre et concrétiser une idée si saugrenue ? Si la série fut un énorme succès, si ses rediffusions semblent fonctionner correctement, il existe un tel écart entre le paysage actuel et celui de l'époque pour se dire que la série va droit dans le mur si elle décide d'aborder le front à l’identique.

D'un autre côté, l'idée n'est-elle pas jouissive ? Retrouver cette ambiance fait de faux, de strass, de surréalisme. Ces moments magiques où l'on s'inquiétait vraiment devant les histoires insolentes de Dylan et Brenda ? Il faudra se résoudre à ne plus retrouver nos personnages préférés... à l'exception de KellyJenny Garth abandonne le cast d'une toute nouvelle série pour ce spin off (si ce n’est pas de l’abnégation !), et Tory Spelling, qui reprendra le costume de Donna Martin après la naissance de son deuxième enfant ! Finalement, l'avenir s'annonce peut-être radieux !

Meet the Mills
sera certainement la création la plus improbable de la rentrée. Le projet que personne n'attendait (à juste titre). Comment les scénaristes vont-ils s'organiser pour donner naissance à ce spin off sans sombrer dans le ridicule ? Le soap a su se renouveler avec brio. On ne mentionne plus les réussites artistiques et/ou publiques de Desperate Housewives, Grey's Anatomy, Brothers & Sisters, Dirty Sexy Money ou Ugly Betty. Devant ce panel représentatif d'une nouvelle distinction du genre, partir d'une base de Beverly Hills (ce que toute la création semble écarter avec répugnance, aujourd'hui) relève du challenge. Certains diront que c'est se tirer une balle dans le pied. Attendons de voir le résultat avant d'émettre un quelconque jugement.

Mais il est des nouvelles qui feront toujours sourire...

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Dimanche 20 avril 2008 7 20 /04 /Avr /2008 17:05

American Idol, l'émission qui a consacré le télé crochet. Des audiences folles et une existence longue de sept années maintenant. Le concept s'est internationalisé, avec l'émergence des Britain Idol, Australian Idol... et chez nous, A la recherche de la nouvelle star, récemment renommée en Nouvelle Star. De cette compartimentation comme une barrière à la mondialisation, on remarque que les vainqueurs ne s'exportent pas. Qui connait le gagnant de la saison 05 de American Idol ? Pourtant, ils vendent des milliers d'albums, sont multi disque d'or et autres matières précieuses et jouissent d'une agréable popularité. Même les candidats qui ont échoué aux portes de la gloire repartent tout de même avec les honneurs et un indice de popularité important.

La consécration des gagnants et des finalistes se trouvent dans l'élaboration de leur statut de célébrités. A l'inverse des autres téléréalités, leur talent s'exprime par le travail, et par leur capacité à émouvoir, se faire aimer, pratiquer une communion avec le peuple (avec plus de 30 millions de votes pour American Idol, on peut parler de peuple plus que d'audience). Il n'est plus seulement question de faire briller sa frimousse sous les projecteurs, mais bien d'exploiter son talent avec intelligence et persévérance. Et nous spectateur, de ne pas s'extasier devant l'exposition inintéressante du quotidien, mais seulement devant la prestation pure. Une forme de valorisation de la valeur travail, mais uniquement dans le résultat et non dans l'aspect didactique ou l'apprentissage.

Mais ici, ce n'est pas toujours le meilleur qui gagne. Soumis aux votes du public, on entre de plein pied dans l'injustice, avec des éliminations ou sauvegardes injurieuses ou à côté de la plaque. Comme une élection où l'on ne peut s'empêcher de penser que la voix du plus grand nombre n'est pas toujours la plus juste ou pertinente. Car s'il est intéressant de mesurer la capacité du candidat à instaurer une relation avec son audience, il ne faut pas que cette dernière impression prenne le pas sur ses talents de chanteurs/arrangeurs. Et chaque année, il semble qu'un participant entre dans ce cas de figure.

Car dans cette démocratie participative, les principaux artisans n'ont pas la main et encore moins le pouvoir décisionnaire. On leur demande leur avis, éclairé ou non, tout dépend de la personnalité du jury en question, mais en aucun cas ils n'auront le dernier mot. Le pouvoir au peuple ! qu'ils disaient. Evidemment, on pourrait entrer dans le récit de complot et crier comment toute cette mascarade est secrètement orchestrée par quelques puissances tapis dans l'ombre, où les candidats ne sont que des pantins animés par le seul souci du consumérisme, où l'on donne l'impression au peuple qu'il participe à l'élaboration d'une future star. Quand la paranoïa s'invite, tous les discours sont possibles. Mais il existe une telle différence, physique, comportemental, racial dans les choix proposées, que l'on se dit finalement, que l'apparence n'entre que peu en compte. Aucun formatage télévisuel, mais la pluralité.

American Idol
peut être vue comme une émission politique, où les candidats expriment leur programme à travers les chansons choisies (selon un thème précis) et leur interprétation. Dans la série Mad Men, les auteurs ont tenté de démontré comment les élections présidentielles, qui voyait s'affronter Nixon et Kennedy, s'étaient jouées sur les campagnes publicitaires télévisuelles. Avec American Idol, on retrouve l'essence même de cette impression. De la détermination de la télévision à jouer un rôle essentielle, comme la tribune parfaite pour l'élection d'une star (présidence comprise).

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Dimanche 13 avril 2008 7 13 /04 /Avr /2008 01:27

L'ennui avec les œuvres unanimement encensées, vient souvent de la déception qui l'accompagne.  Qui n'a jamais souffert de la découverte tardive d'un film, album ou série, porté par un buzz positif dépassant l'entendement, pour finalement se dire : « oui, c'était bien, très bien même, mais... » Quand on lit les différentes critiques concernant The Wire, on retrouve ce point commun : toutes vantent les nombreuses qualités de la série. Alors, on fait comme tout le monde, on prend le train en marche et on regarde. Parce que la curiosité aura eu raison de nous, et puis on ne veut pas non plus mourir complètement idiot. Mais on ne peut s'empêcher d'être sur la défensive, d'être suspicieux quant à la réelle qualité du show, comme on ne souhaiterait pas être trop déçu.

 

Baltimore est une ville qui a affiché pendant quelques années le taux de criminalité le plus élevé et d'enquêtes non résolues. Une ville qui souffre d'un profond désordre social, avec ses classes très aisées et ses classes très pauvres, que l'on a parquées dans des banlieues pour mieux les cacher. Une ville qui a déjà servi de cadre à une immense série policière immersive : Homicide. Cette dernière proposait de suivre la vie de la brigade criminelle, un traitement sur la longueur pour mieux apprécier le métier dans ce qu'il a de plus réel. Où les enquêtes restent parfois non résolues, parce qu'il ne peut en être autrement. The Wire est le plus bel héritier que l'on pouvait donner à Homicide. Même traitement frontal et immersif, même volonté d'effacer tout le glamour qui entoure souvent le policier à la télévision. Ici, le métier de flic est ingrat, pénible et fastidieux. Il doit composer avec la paperasserie, avec des contingences matérielles parfois difficilement supportables, et dépense autant d'énergie à combattre le crime que sa hiérarchie. The Wire dresse une affaire d'infiltration en accentuant l'impression de progression, en étirant l'enquête le temps d'une saison pour mieux se rendre compte de l'ampleur de la tâche. Cette volonté de montrer la réalité d'un travail douloureux, qui vampirise petit à petit le quotidien de ces flics. Et ce spectacle est à la fois excitant d'un point de vue dramatique, comme un nid à suspense, et effrayant parce que l'on sent le réalisme qui se dégage de l'ensemble.

 

On reconnaît la griffe de HBO, cette notion particulière de la narration, capable de digressions admirables et magnifiques qui constituent peut-être la majeure partie de la réussite du show. Des séquences qui n'apportent rien d'autres qu'un sentiment de proximité, de réalisme, une captation du réel. Voir le dealer, rester de longues minutes avant de choisir sa tenue est symptomatique de cette impression. Sur le papier, la scène ne sert à rien. Dans bon nombre de série, elle serait évacuée, voire occultée justement pour cette raison. Mais dans The Wire, on la conserve et lui donne toute l'importance qu'elle mérite. La vision n'est pas uniquement tournée vers le policier, mais également sur l'ennemie. On lui donne du caractère, de la vulnérabilité, de l'humanité. Et c'est dans la représentation du quotidien, de la banalité, que cette impression prend toute son ampleur, sa justification. Dans le contexte qu'exploite la série, c'est important voire essentiel.

 

Ce travail sur la longueur permet également d'exploiter toute la dramaturgie de séquences imposées. Il faut disposer d'un cadre bien particulier pour oser user des scènes jusqu'à la corde. On pense à la reconstitution de McNulty et Bunk. Moment magique, représentation du travail à l'oeuvre. Hors du temps, car le montage fait fit de toute considérations temporelles. Et d'une force, d'une puissance remarquable. Et pourtant, elle ne repose sur rien. Une simple reconstitution un rien comique par la répétition des fuck au fur et à mesure des découvertes. Dans The Wire, la moindre trouvaille est importante, le moindre petit embryon de preuve est un grand pas. Montée un dossier suffisamment solide pour supporter la défense au tribunal réclame un travail acharné, alors quand on tient une de ces informations, on l'arrache et on s'y tient plus que tout. La série montre le désespoir qui anime ces flics, comme l'euphorie qui les unit devant la réussite. Et de l'autre côté du spectre, la rudesse d'un monde de violence, l'apathie qui règne entre les rangs des dealers. Devant leur apparente camaraderie, l'illusion tombe quand il s'agit de répondre aux ordres. Parfaits petits fantassins comme autant de chairs à exploiter, à manipuler et à sacrifier. Les membres du gang sont avant tout des victimes, du genre laissés pour compte par une société bien embêtée devant ses échecs. Des victimes trop souvent rattrapées par leur nature – dans la mesure où ils n'ont connu que cela – quand ils essaient de s'échapper.

 

The Wire fait partie de ces séries qui ont œuvré au renouvellement du genre policier. Par une approche autant rigoureuse qu'exigeante, elle a peint un portrait réaliste d'un métier difficile. Olivier Marchal, dans une interview, racontait comment il se sentait obligé de manipuler la réalité pour pouvoir proposer une série policière capable de plaire au public. Comment il était soumis à la volonté du spectacle en concluant ses enquêtes en quelques jours, soit un ou deux épisodes. The Wire, et avant elle Homicide, sont la preuve du contraire et de son erreur de jugement. On est parfaitement capable de prendre en considération la lenteur du système, la complexité de l'enquête à l'écriture d'une série et délivrer un programme de qualité. Mieux, c'est peut-être ce qui manquait au genre pour s'affranchir de la concurrence et imposer une identité propre. On ne parlera pas peut-être pas beaucoup de The Wire, mais quand on le fera, ce sera pour la porter aux nues. Comme une nouvelle goutte d'eau dans l'océan de critiques positives qui l'accompagnent.

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Samedi 5 avril 2008 6 05 /04 /Avr /2008 00:30

Il semblerait que l'on annonce que l'âge d'or des séries touche à sa fin. Du moins, c'est ce que l'on entend depuis une ou deux années, maintenant. Il est vrai que certaines séries emblématiques sont arrivées à leur terme. Six Feet Under, Sopranos, Sex and the City, toutes des séries HBO, mais cet âge a justement commencer par l'entremise de la chaîne du câble. Et sa difficulté à renouveler ce triplé gagnant semblerait être la principale justification des alarmistes. Si la réputation de HBO n'est pas ternie, parce qu'elle continue de proposer des programmes de qualité (The Wire pour encore une année, Big Love...), aucune de ses récentes créations ne renouvellent le consensus autour des premières citées.

En réalité, il faut se tourner du côté des concurrentes du câble pour trouver l'héritage de HBO : Showtime, FX ou la récente AMC. Ces dernières sont responsables des plus belles créations de ces quelques années : The Shield, Damages, Breaking Bad, Mad Men, Californication, Dirt, Dead Like Me, Dexter, Rescue Me... Autant de réussites singulières pour des séries exigeantes, qui n'entreraient pas dans le cadre d'un Network. Sans la renommée méritée de HBO, point de salut chez les concurrentes. Et dans les séries citées, seulement deux sont antérieures aux deux dernières années. Alors, l'âge d'or est vraiment terminé ?

Mais l'on retrouve également quelques perles sur le champ plus commun des Networks. Pour cette saison 2007/2008, saison entachée par la grève des scénaristes, une poignée de nouveautés succulentes à se mettre sous la dent : Life, Chuck, Pushing Daisies, Le trio gagnant de cette année. Trois séries à l'atmosphère totalement différente, reposant sur une qualité formelle ou scénaristique très travaillée. Life, où la vendetta d'un flic devenu zen lors de son emprisonnement injuste, Pushing Daisies, cette fable fantaisiste dont l'univers semble porter la marque de Tim Burton, où un homme possède la faculté de ressusciter les morts en les touchant, pendant une minute, au delà, une tiers personne devra mourir. Et Chuck, véritable plaisir pour geek dans lequel un nerd (Chuck) upload dans son cerveau l'intégralité du disque dur de la CIA. Totalement improbable tout en étant super référentiel. Donc forcément génial.

Dans les réussites plus confidentielles ou partielles, on notera Reaper, parrainé par Kevin Smith. On reconnaît la patte du réalisateur, on peut seulement être déçu que l'histoire n'évolue pas un peu plus, répétant le même schéma narratif. Private Practice, spin off de Grey's Anatomy, qui parvient à surpasser sa grande sœur avec une écriture plus mature, plus adulte et qui, sans pourtant rien apporter de nouveau, parvient à imposer une précision dans les différentes histoires racontées étonnantes et appréciables. On attendra d'en découvrir un peu plus concernant les récents Eli Stone ou New Amsterdam. Si la première offre déjà de charmantes perspectives, avec cet avocat souffrant d'hallucinations, on restera plus réservé concernant l'improbable policier immortel grâce à une expérience shamanique et cherchant l'âme sœur pour enfin pouvoir vieillir.

Côté douche froide, la bonne idée de perdurer l'univers de Terminator dans une série n'est pas concrétisé. Un pilot énergique et prometteur pour une série qui s'évente dès le second épisode. En revanche, K Ville ne méritait pas un si glacial accueil. Si les enquêtes policières n'offraient guère d'intérêts, la série valait surtout pour le contexte local, la Nouvelle Orléans post Katrina, et des personnages intéressants. Une série qui s'appréciait au fur et à mesure des épisodes, mais sa facture classique pour un sujet encore un peu trop vif dans les mémoires a eu raison d'elle.

Les grands gagnants sont donc les séries du câble : le thriller judiciaire Damages, la reconstitution '60s Mad Men, Californication et son humour incisif et le jusqu'au boutiste glaçant Breaking Bad. Avec ce quatuor, on atteint un haut talent d'écriture, une formidable mise en image et une interprétation solide.

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Lundi 24 mars 2008 1 24 /03 /Mars /2008 01:04

Lorsque l'on investit dans le sujet des tabloïds, on se doute bien qu'il va falloir un jour ou l'autre aborder de front la réalité. Si créer des sujets est forcément pratique, dans ce genre particulier, la réalité dépasse souvent la fiction. La première saison de Dirt officiait de façon prudente cette pente relativement glissante. Où la réalité ne servait que de background. Une démarche intelligente, parce qu'un mensonge passe toujours mieux lorsqu'il est entouré de deux vérités. Et puis comme toute nouvelle série, les personnages principaux importent presque plus que les histoires racontées.

Cette seconde saison répond à nos attentes. En deux épisodes seulement, on entre de plein pied dans la configuration type avec incursion d'un réel à peine déguisé. Dans le premier, on a le droit à une copie de Anna Nicole Smith, riche héritière siliconée qui défraie la chronique. Tout en entourant le résultat d'un fantasme très sordide. Portrait assez savoureux pour une histoire qui reste minime dans la narration bien plus occupé à regarder Lucy. Mais le second exploite dans toute sa splendeur ce thème. Sans retenu en l'intégrant dans l'axe principal de l'épisode. On nous raconte les déboires d'une riche et célèbre héritière (encore une) : Milan Carlton. Pas besoins de réfléchir très longtemps pour savoir de qui on parle : Milan/Paris – Hilton/Carlton. Et la série de se montrer particulièrement cruelle.

Le face à face entre Milan et Lucy est aussi savoureux que jubilatoire. Où si l'on sent très bien de quel côté penche la balance en ce qui concerne l'empathie du public, il ne faut pas oublier que les deux femmes sont dépendantes l'une de l'autre professionnellement parlant. Car la série n'idéalise jamais le métier de paparazzo ou d'éditeur de tabloïds. Lucy est une femme forte, cruelle, frigide pour qui la fin justifie toujours les moyens. Une garce qui n'hésite pas à manipuler, corrompre pour parvenir à des résultats. Il n'y a que sa relation avec Don qui semble sincère. Milan/Lucy, deux figures que tout oppose et pourtant, d'après Don, seraient identiques. Don pose surtout la question des motivations : Qu'est ce qui pousse quelqu'un à investir le champ de la presse people ? L'envie ? La rancune ? Ne sent-on pas une pointe de jalousie lorsque Lucy raconte un épisode de son enfance ? Par dessus ces sentiments personnels, les auteurs dressent aussi des affirmations plus universelles. Comment nous pouvons être exaspérés par tous les déboires éthyliques ou égocentriques de célébrités.

Il faut espérer que les auteurs creusent davantage ce thème, avec Milan ou une autre. Que le rapport entre Lucy et les différentes célébrités qu'elles attaquent, traquent ou manipulent, soit entretenu et approfondi. Après avoir dressé un contexte générant autant de fantasmes par procuration que de discours digressifs autour du star système, l'étude de caractère semble la suite la plus logique. Reste  à savoir comment les scénaristes vont aborder ce problème, et comment les personnages principaux vont nager dans ce thème.

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