Pimp my ride

Publié le par helel ben sahar

L’apparence est une arme puissante, aujourd’hui. La télévision est sans conteste un acteur important de cette évolution et de nombreux programmes vont en ce sens, en faisant bénéficier à une poignée d’élus, des joies d’un tel pouvoir. Pimp my ride fait partie de ces émissions, elle permet à une personne de customizer sa voiture, de transformer la citrouille en carrosse. Car les choix de la rédaction se portent systématiquement vers l’épave, l’engin tenu par trois bouts de ficelle.

La démarche a quelque chose d’honnête. En s’attaquant ainsi à une cible non privilégiée, elle donne les moyens d’appartenir aux cercles des belles voitures, un luxe réservé aux nantis. Pour ces gens, la voiture représente bien plus qu’un moyen de locomotion, c’est également une extension d’eux-mêmes, une projection de leur personnalité. En accédant à une classe supérieure, symbolisée par la voiture, ils bénéficient d’une nouvelle confiance en soit, quand bien même cette impression reste purement illusoire parce qu’en apparence seulement. Grattez le vernis, et l’on retrouve le naturel un rien désavoué. On peut tout de même se demander, derrière les bons sentiments de cette disponibilité, s’il n’existe pas une dimension complaisante pour le culte de l’apparence à tout prix. Parce que l’émission exerce aussi une sorte de fascination auprès du public, sur ce que devrait être leur voiture. Elle fait de quelques personnes limitées financièrement des privilégiés le temps d’un programme. Elle creuse un peu plus un fossé, et accentue le besoin un rien primaire de paraître.

Pimp my ride opère seulement en surface. Comme pour justifier le créneau du show, elle ne change que ce qui est visible. La carrosserie, l’intérieur, les jantes, les roues, tout y passe pour une renaissance plus qu’une transformation. Voir l’engin avant et après, on a clairement l’impression que ce n’est plus la même voiture. Mais en ce qui concerne le moteur et autres pièces vitales, mais caché, on ne change rien. Ce n’est pas le but du show. Comme une déclaration de foi sur l’importance du paraître à défaut de ce que l’on est. La beauté intérieure n’existe pas, et si en plus, cette dernière se mue en parangon de la sécurité, son importance est totalement omise. A la perpétuité d’une pensée un rien malsaine, s’ajoute une non considération notable pour la sécurité. A cette considération esthétique, Pimp my ride expose également une volonté de sortir la voiture de son usage principal en recréant un nouvel espace et une autre utilisation suivant la personnalité du candidat. Comme un moyen d’humaniser le contexte automobile au moyen d’accessoires souvent gadget (un périscope avec vision nocturne…). Les concepteurs créent une chimère sur roues, un engin protéiforme capable d’accueillir tous les fantasmes ou les rêves les plus fous de leur propriétaire.

Le show permet aux candidats d’atteindre un nirvana superficiel, de les exposer au grand jour en usant des moyens les plus tape à l’œil possible (les peintures sont toujours criardes et flashy) dans l’unique but d’en faire les représentants d’une mode. La voiture devient l’outil malléable et upgradable pour parvenir à un degré satisfaisant d’attention. Et plus objet est putassier et démonstratif plus le sentiment d’importance est grand. Où comment trouver un palliatif fétichiste au bonheur.

Publié dans Humeur

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pons 29/11/2007 02:45

salut pimp my ride j'ai 21ans ma femme ma lacher et maintenant sa ma caisse qui me lache stp tunne ma caisse renault clio 1992

qachri 28/05/2007 14:05

ouais c'est trop bien pimp my ride mais j'aimerais bien tunner la caisse de mon pere c'est un opel cadel des année 89 si vous pouvait bien la tunner se serrais genial de votre part so pleaz MTV pimp my ride