Paradise lost

Publié le par helel ben sahar


Comment ne pas ête déçu ? Devant un manque flagrant d'ambition, un manque d'audace désespérant. Dans la droite lignée d'un Symbol of life carré mais qui souffrait lui aussi d'un classicisme frustrant, Paradise lost donne dans le metal gothic qui, bien que parfaitement maitrisé, sonne comme n'importe quel autre groupe officiant dans le genre. Certes, ils possèdent les ressources nécéssaires pour fournir des compos techniquement irréprochables, mais tout aussi étriquées dans un shéma reproduit à l'infini tout au long de l'album.

Les guitares sont impersonnelles, tout justes bonnes pour assurer rythmiques et mélodies simplistes, mais ne donnent jamais l'illusion d'écouter des chansons inédites. Un sentiment de déjà-entendu. Reste la voix de nick holmes au timbre et au ton magnifique, mais qui se borne à se limiter. Quand reviendra t-il à un chant hurler qui sié à merveille à une tournure plus jusqu'au boutiste dans leur approche du metal gothic ? A se cantoner dans une certaine uniformité, ils perdent toutes formes de spontanéité, d'insolence. A croire que la fougue les a définitivement quitté.

Papy pépère du metal gothic ? L'aventure ô combien risqué et pourtant tellment réussi de Host est bien loin dérrière eux maintenant. Finalement trop d'audace a coupé les ailes de paradise lost. Ils ont définitivement quitté le monde du doom, d'un metal gothic racé, d'expérimentations toutes electroniques pour accompagner leur longévité avec des albums pantouflards mais toutefois efficaces. Laissons leurs ce bon point. L'album n'est jamais mauvais, simplement convenu...

Publié dans Musique

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