Septic Flesh, Communion

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Flash-back: Septic Flesh annonce son split. L'ultime œuvre de leur discographie restera donc le monumental Sumerian Daemons. Un disque qui nous avait laissé par terre, possédant une emphase rarement égalée. Capable de jouer sur la violence issue du métal extrême à coup de blast-beat, tout comme l'imposante présence d'un orchestre qui tient tête à la formation. Mais on trouvait néanmoins ces passages mélodiques chers au combo grecs. Un disque testament parfait et qui fera date dans l'histoire du métal.

Cette séparation restera de courte durée, le groupe se reforme et nous offre un nouvel album. Communion sent les retrouvailles. Celles d'un groupe heureux de se retrouver et de composer ce qu'ils ont toujours su faire. Du coup, on garde l'impression d'un déjà entendu, voire l'exercice du best of compulsant les différents mouvements du groupe depuis sa création, exception faite de l'atypique Revolution DNA bien orphelin. On ne peut pas vraiment être déçu. Mais on n'était en droit de s'attendre à mieux. Retour paresseux, donc.

Le métal de Septic Flesh garde ce timbre bien particulier, qui les place dans une constellation très personnelle et très peu tutoyée par d'autres groupes. Etonnant qu'une formation aussi fondatrice n'ait pas créé plus de suiveurs. On entre donc dans les arcanes sonores ésotériques de cette Communion, composée de petits tableaux efficaces et trop gentillets. La simplicité déconcertante relève de la mauvaise nouvelle. Si certaines chansons offrent une structure et des arrangements alambiqués, elles patinent parfois dans l'approximatifs (Babel's Gate, malgré son refrain puissant et évocateur souffrent de breaks patauds dont l'aspect complexe sonne faux). Toutefois, à l'intérieur de ces figures sages ou grossières, pointent quelques tournures géniales, comme autant de moments paroxystiques qui nous rappellent les heures glorieuses. La lueur créatrice d'un groupe qui n'a pas encore perdu sa force fondatrice, mais l'a seulement engluée dans la vague nostalgique des retrouvailles.

Communion
marquera la discographie du groupe comme le disque du retour. D'un point de vue musical, on y pensera comme aux derniers travaux de Paradise Lost ou Moonspell, deux formations qui semblent capitaliser sur un savoir faire éculé et une fanbase toujours avide de découvertes factices. C'est une première pour Septic Flesh, on peut donc leur pardonner pour cette fois-ci.

Publié dans Musique

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