Memento mori - Chapter XXI

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Souvent la musique est trop forte. Et on ne parvient pas très bien à s’entendre. Ou se comprendre. On crie pour couvrir les bruits. Mais ces hurlements manquent de délicatesse. Ou de subtilité. Et ce que l’on se dit n’a plus aucune espèce d’importance. Noyé dans l’ambiance. Et l’agitation. On est souvent interrompu. Notre attention se perd au fil des incursions. Et plutôt que d’oublier, on reporte. Ou bien on trouve des subterfuges. Parfois, un échange éloquent peut se réaliser à travers les yeux. Un échange de regard. C’est très cliché, mais on use souvent de clichés. Lorsque l’on manque de spontanéité. Ou d’assurance. Tellement rassurant d’utiliser des recettes éculées. Celles qui ont fait leur preuve.

 

La musique s’arrête, mais il est beaucoup trop tard. On est fatigué. On aussi.

 

Lorsque les lumières s’éteignent. Ou la porte se referme. Lorsque l’on disparaît dans le rien. Quand convergent les souvenirs immédiats. Quand commence la fatigue. Quand on retrouve son quotidien. Et que l’on a trop pensé.

 

Souvent, un rien peut devenir un tout. Et la musique trop forte n’y peut rien.

 

Où l’on se réveille. Et l’on recommence. Juste la joie de retrouver. Une nouvelle fois. Comme les retrouvailles sont belles ! Même si pour cela, il faut se séparer…

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Morena 19/02/2008 21:11

"Et que l’on a trop pensé. "
:ptdr:

Plus sérieusement : .... voui. Voilà. Et les lumières s'éteignent trop vite.

19/02/2008 21:53

Je dois avouer que j'ai pensé ajouter un smiley ! lol... mais c'est beau aussi, la nuit, le noir... il révèle souvent bien plus que la lumière...