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Lundi 5 mai 2008

Quand on n'est pas abonné aux diverses revues people ou habitué à leurs sites internet, on se rend compte que tout un monde existe en dehors de nous. De notre quotidien et faits divers. Un univers parallèle, fait des aléas futiles ou non des stars. Un rythme hebdomadaire, où une petite bombe semble exploser de façon cyclique. Quelques cibles sont privilégiées. Elles, difficiles de passer à côté. Pour d'autres, en revanche, la découverte n'en est que plus savoureuse (effet collatéral pervers).

Internet dispose d'armes supplémentaires face aux tabloïds : réactivité et pluralité des média (images et sons). Où les sites Youtube ou Dailymotion sont le réceptacle. Et l'on se rend compte que la traque n'est plus seulement orchestrée par les paparazzis. Tout le monde peut être le témoin privilégié, armé de son I-Phone (ou autres téléphones portables) et capturer le moment de (dis)grâce. On est tous plus ou moins actionnaire du marché de la honte.

Dirt
, épisode de la seconde saison : une ancienne gloire est filmée par sa fille, saoule en train de manger par terre comme un chien. Parfois, la série semble trop verser dans le surréalisme et finit par ne convaincre qu'à moitié. Difficile d'imaginer ainsi, une personnalité descendre aussi bas dans le pathétique. Et pourtant...

Voici conté les déboires de David Hasselhof  en vidéo :



La réalité dépasse toujours la fiction...
- Publié dans : Humeur
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Vendredi 2 mai 2008

Internet, c’est magnifique, on peut y trouver des news que la télévision ou la presse écrite ne relaient pas nécessairement. Et puis l’on est quasi dans le temps réel. L’effet immédiat. Formidable sujet d’étude que la circulation de l’information à l’ère d’internet. Il n’y a qu’à voir l’énorme bourde d’Elkabach sur Europe 1 annonçant le décès de Pascal Sevran, alors que ce dernier est bien vivant, et comment cette nouvelle est récupérée par un nombre incalculable de sites.  Assez cocasse comme expérience. Et puis il y en d’autres, assez réjouissantes dans le fond, parce qu’elle possède ce petit quelque chose de pathétique qui siée parfaitement à la personne impliquée.

Rue89, TechCrunch ont présenté cette news avec un petit sourire en coin bien placé. Assez moqueur, mais difficile de faire autrement (excepté pour certaines personnes). On y découvre que la voiture de Jean-Marie LePen, une Peugeot 605 blindée, a été mise en vente sur Ebay. Et tout à fait sérieusement ! Maintenant, on peut se demander quelle sera le comportement des enchères. Assez malheureusement, il y a de fortes chances qu’elles atteignent un montant incroyable.

Ce montant surréaliste tentera d’expliquer deux choses : La folie qui peut s’emparer de certains acheteurs quand il s’agit d’achats collectors (hum…). Le besoins d’argent apparemment conséquent du FN ou de Jean-Marie LePen. Et oui, après s’être fait piqué ses électeurs par Nicolas Sarkozy (en schématisant à peine), le FN semble ressentir le terrible contre coup de l’exode. Plus de sous ! On pourrait s’en réjouir. Cependant, le résultat (même confortant dans le principe) peut néanmoins inquiéter. Tous ces électeurs qui sont partis n’ont pas nécessairement ouverts les yeux, ils ont juste été voir si l’herbe du voisin était plus verte…



*** EXCLUSIVITE ***

 "" Suite à son remplacement, nous mettons en vente la Peugeot 605 blindée de Jean-Marie Le Pen, utilisée quotidiennement par celui-ci, y compris encore pendant la dernière campagne présidentielle.
Il s'agit d'une 605 SV 3.0 année modèle 92, équipée par LABBE d'un blindage niveau 2.
Véhicule toutes options régulièrement entretenu et en excellent état (voir photos), cependant vendu en l'état et sans garantie.

A considérer comme un objet de collection, plaisantins s'abstenir.

Nous sommes à votre disposition pour toutes questions complémentaires.

""





On trouve vraiment tout et surtout n’importe quoi sur Ebay

 

- Publié dans : Humeur
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Lundi 28 avril 2008

Le crissement des pas sur le gravier. Lentement. S’avancer pour découvrir. Derrière le vent gronde. S’impatiente. Relève l’empressement. Dans l’idée, on voudrait avancer plus vite. Mais l’excitation nous fait ralentir. Paradoxe. Une table se découvre. Sous une tonnelle un peu sale. Mais grande. On pourra toujours s’abriter s’il pleut. Les chaises sont retournées contre la table. Comme désolées. Les volets sont repliés contre le mur. Mais les fenêtres trop petites ou masquées de rideaux nous empêchent de voir l’intérieur. Au fond, une porte vitrée semble signifier l’entrée. Quelques fantômes d’enfants courent entre nos pattes. Ou sur la balançoire. Le vent couvre leur rire. Sur la droite, un barbecue accueille les cendres des derniers occupants. De leur festivité. Les pierres de la maison sont fraîches. Elles conservent les rires jetés en pâture. Ou l’essence des amoureux venus se lover. On pourrait même entendre quelques notes de musique. Dans un écho indistinct. Où les mélodies se chevauchent. Pour ne plus ressembler à rien.

Finalement les portes s’ouvrent. Une odeur de vie s’échappe. Et le bruit du bonheur qu’on relâche. Les cris joyeux et éthyliques des soirées poussées beaucoup trop loin. Mais sans doute s’en foutent-ils. Sans doute s’aiment-ils. Dans un fauteuil trop profond, on capte quelques baisers. Un peu cachés dans le noir. Où ils ne trompent personne. Les amours pudiques ou clandestins. Trop beaux. Enivrant.  Et les bras levés, accompagnés d’un cri étrange. Et les tablées trop grandes. Serrés les uns contre les autres. A raconter n’importe quoi. Des verres qui s’entrechoquent. Et d’autres qui se renversent.

Réveil difficile d’une soirée noyée. La tête et les bras lourds. Les épaules légèrement affaissées. Où chaque bonjour est beaucoup trop fort. La tentative de trouver du café. De convoiter les salles de bain. D’attendre dans la fraîcheur de la mâtinée. Pour une fois qu’il fait beau, ils ne vont pas se plaindre. C’est un ballet incertain. Les places se libèrent. N’ont pas le temps de refroidir. Déjà occupées. Parfois les corps se cognent. Réflexes inexistants. La musique résonne déjà. A l’aube, vers onze heures. La cuisine ne ressemble à rien. Entre vilains cadavres et vieilles tentatives culinaires. Qu’est ce qu’on mange ? On va faire les courses ? Qui ? Combien ? Les questions fusent. Trouvent de vagues répondants. Un peu plus émergés. Expédition éclair. Dehors, tout le monde est réveillé. Et partage un peu de léthargie. La journée s’annonce belle. La soirée plus belle encore.

Tous les regards tournés vers un autre visage. Un peu craintif. Un peu excité aussi, c’est normal. Comme une file, chacun à tour de rôle. S’organise la distribution. Les flashs crépitent. Immortalisent l’instant. Impressions numériques. Les surprises n’en finissent plus. Il y a la découverte. Il y a cette beauté. Insignifiante mais tellement importante. Celle d’avoir réussi. Celle d’y être quand même parvenue. D’avoir transformé le temps en plaisir. Les mercis ne suffiront pas. Même si elle ne l’admettra jamais vraiment.

On ne sent pas trop la tristesse des départs. La déception du temps trop court. Parce que l’empreinte demeure. Et joueront toujours ce bruit étrange aux autres visiteurs. D’avoir marqué l’endroit d’une vie. On entend encore le crépitement du feu. Et cette indicible douceur d’une caresse sur nos visages. Le vent s’est tu. Vaincu. Devant la force d’une persistance. Au coin de l’œil, une ombre s’échappe. Sur la droite, la balançoire bouge encore. Le vent ? Impossible. Tout tourbillonne. Les sens s’affolent. Se contredisent. Entendre sans voir. Voir en silence. Réminiscence. Souvenirs incarnés. Réincarnés. Pour que tout soit toujours comme avant…

- Publié dans : Memento Mori
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Dimanche 20 avril 2008

American Idol, l'émission qui a consacré le télé crochet. Des audiences folles et une existence longue de sept années maintenant. Le concept s'est internationalisé, avec l'émergence des Britain Idol, Australian Idol... et chez nous, A la recherche de la nouvelle star, récemment renommée en Nouvelle Star. De cette compartimentation comme une barrière à la mondialisation, on remarque que les vainqueurs ne s'exportent pas. Qui connait le gagnant de la saison 05 de American Idol ? Pourtant, ils vendent des milliers d'albums, sont multi disque d'or et autres matières précieuses et jouissent d'une agréable popularité. Même les candidats qui ont échoué aux portes de la gloire repartent tout de même avec les honneurs et un indice de popularité important.

La consécration des gagnants et des finalistes se trouvent dans l'élaboration de leur statut de célébrités. A l'inverse des autres téléréalités, leur talent s'exprime par le travail, et par leur capacité à émouvoir, se faire aimer, pratiquer une communion avec le peuple (avec plus de 30 millions de votes pour American Idol, on peut parler de peuple plus que d'audience). Il n'est plus seulement question de faire briller sa frimousse sous les projecteurs, mais bien d'exploiter son talent avec intelligence et persévérance. Et nous spectateur, de ne pas s'extasier devant l'exposition inintéressante du quotidien, mais seulement devant la prestation pure. Une forme de valorisation de la valeur travail, mais uniquement dans le résultat et non dans l'aspect didactique ou l'apprentissage.

Mais ici, ce n'est pas toujours le meilleur qui gagne. Soumis aux votes du public, on entre de plein pied dans l'injustice, avec des éliminations ou sauvegardes injurieuses ou à côté de la plaque. Comme une élection où l'on ne peut s'empêcher de penser que la voix du plus grand nombre n'est pas toujours la plus juste ou pertinente. Car s'il est intéressant de mesurer la capacité du candidat à instaurer une relation avec son audience, il ne faut pas que cette dernière impression prenne le pas sur ses talents de chanteurs/arrangeurs. Et chaque année, il semble qu'un participant entre dans ce cas de figure.

Car dans cette démocratie participative, les principaux artisans n'ont pas la main et encore moins le pouvoir décisionnaire. On leur demande leur avis, éclairé ou non, tout dépend de la personnalité du jury en question, mais en aucun cas ils n'auront le dernier mot. Le pouvoir au peuple ! qu'ils disaient. Evidemment, on pourrait entrer dans le récit de complot et crier comment toute cette mascarade est secrètement orchestrée par quelques puissances tapis dans l'ombre, où les candidats ne sont que des pantins animés par le seul souci du consumérisme, où l'on donne l'impression au peuple qu'il participe à l'élaboration d'une future star. Quand la paranoïa s'invite, tous les discours sont possibles. Mais il existe une telle différence, physique, comportemental, racial dans les choix proposées, que l'on se dit finalement, que l'apparence n'entre que peu en compte. Aucun formatage télévisuel, mais la pluralité.

American Idol
peut être vue comme une émission politique, où les candidats expriment leur programme à travers les chansons choisies (selon un thème précis) et leur interprétation. Dans la série Mad Men, les auteurs ont tenté de démontré comment les élections présidentielles, qui voyait s'affronter Nixon et Kennedy, s'étaient jouées sur les campagnes publicitaires télévisuelles. Avec American Idol, on retrouve l'essence même de cette impression. De la détermination de la télévision à jouer un rôle essentielle, comme la tribune parfaite pour l'élection d'une star (présidence comprise).

- Publié dans : Série TV
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Mardi 15 avril 2008

Voilà quelques temps déjà, que je m'interroge sur l'avenir du blog et quelle forme éventuelle lui donner. J'approche aujourd'hui des 200 articles postés, et c'est, il me semble, un bon chiffre pour effectuer un bilan.

Quel avenir pour ce blog ?

C'est assez bête sur le principe, mais je suis attaché à cet endroit. Au départ, seul réceptacle de textes divers et variés, comme autant de traces issues d’un imaginaire ou de critiques imprimées sur la toile. Et puis vient un moment, où l’on se dit que ce n’est peut-être pas suffisant ? Que l’on souhaiterait le rendre plus vivant, moins austère. Qu’il ressemble davantage à une invitation qu’à une exposition.

Je ne sais pas encore, je n’ai pas de réponse. Seulement des interrogations. Je ne sais pas vers quels axes me tourner. Si je dois commenter un peu plus l’actualité, si je dois relater des news, si je dois donner un peu plus dans l’introspection (encore que je me vois mal investir ce domaine) ?

Voilà une publication pour pas grand-chose, mais je tenais, devant les mis à jour aléatoires et pas forcément régulières, clarifier certains détails, certaines coulisses. Tout cela n’a pas grande importance. Et dans six mois, rien n’aura changé et tout sera comme avant. Mais au moins, j’aurai écrit la question, à défaut de trouver une réponse…

- Publié dans : Cendres
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